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Raconter la vie de sa mère : par où commencer ?

Photo du rédacteur: Penalver Pierre
Penalver Pierre
16 oct.
2 min de lecture

Il y a des phrases que l'on se promet de dire un jour. « Un de ces dimanches, je m'assoirai avec elle et je lui ferai raconter. » Les dimanches passent. Elle répète parfois la même anecdote, celle du bal, ou de la ferme, ou de la robe bleue, et l'on hoche la tête en pensant qu'on la connaît par cœur. On ne la connaît pas. On en connaît le début, et il manque presque tout le reste.

Raconter la vie de sa mère est l'un des plus beaux cadeaux que l'on puisse lui faire, et l'un des plus précieux que l'on puisse faire à ses enfants. Voici comment s'y prendre, simplement, sans avoir besoin d'être écrivain.

Commencer par les petites choses

Beaucoup de gens bloquent devant la grandeur de la tâche. Une vie entière, cela paraît immense. Il ne faut surtout pas commencer par « raconte-moi ta vie ». Commencez par une odeur, un objet, une pièce. La cuisine de son enfance. Le chemin de l'école. Le prénom de sa meilleure amie à douze ans. Ce sont ces détails minuscules qui ouvrent les grandes portes, parce qu'ils ramènent un souvenir entier avec ses bruits, sa lumière et ses visages.

Laisser parler, puis laisser du silence

Posez une question, puis taisez-vous. Le silence est un outil que l'on sous-estime. Il faut parfois dix secondes pour qu'un souvenir remonte, et si l'on s'empresse de le combler, il repart. Enregistrez avec votre téléphone, sans cérémonie. Dites à votre mère que vous voulez simplement garder sa voix. Elle sera souvent plus à l'aise ainsi que devant un carnet et un stylo.

Ne pas corriger, ne pas juger

Une mémoire n'est pas un registre d'état civil. Il arrivera qu'une date soit fausse, qu'un événement se soit passé autrement dans le souvenir de votre père ou de votre tante. Peu importe. Ce que l'on recueille, c'est la vie telle qu'elle a été ressentie. Les dates se vérifient plus tard. L'émotion, elle, ne se retrouve pas.

Garder une trace des photos

Sortez les boîtes de photos, les albums, les enveloppes oubliées dans un tiroir. Une photo est une machine à faire parler. Chaque visage appelle une histoire. Notez au dos, au crayon, les noms, les lieux et les années pendant qu'il en reste quelqu'un pour les dire.

Quand faire appel à un biographe familial

Enregistrer est une chose, écrire un livre qui se lit avec plaisir en est une autre. Il faut trier, ordonner, trouver la bonne voix, donner au récit une forme qui tienne debout. C'est mon métier. Je me déplace chez vous, dans un rayon d'environ vingt kilomètres autour d'Annecy, je recueille les souvenirs au fil d'entretiens tranquilles, puis j'écris le livre à la première personne, comme si votre mère le racontait elle-même, avec ses mots, son rythme et sa pudeur. Elle le relit, le corrige, et le livre est imprimé, relié, prêt à être transmis.

Si l'idée vous tente, le premier entretien est offert, sans engagement. Vous pouvez aussi simplement commencer seul avec un téléphone et un dimanche après-midi. L'essentiel est de commencer.

Pedro Penalver, biographe familial à Doussard. Contact : douvenezvous74@gmail.com ou 06 48 15 48 84.

 
 
 

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